| Nom français | Guêpe Torymus (genre) |
| Nom Anglais | Torymid wasp |
| Nom latin | Torymus sp. |
| Classe | Insecta |
| Ordre | Hymenoptera |
| Famille | Torymidés |
En apprendre plus grâce à nos capsules vidéos
![]() | ![]() |
Avez-vous vu un insecte ressemblant à une petite mouche verte ou bleue aux reflets métalliques? Il s’agit peut-être d’une guêpe Torymus, une alliée discrète, mais efficace! Ces petites guêpes parasitent les insectes responsables des galles sur les arbres et arbustes.
Un exterminateur professionnel peut vous aider à identifier les insectes responsables de dommages dans votre jardin.
Torymus: une guêpe parasite de petite taille
Le genre Torymus compte plus de 400 espèces répertoriées dans le monde. Il s’agit de guêpes de petite taille qui passent souvent inaperçues, mais qui jouent un rôle bien utile dans l’environnement.
En effet, les Torymus sont des guêpes parasites qui s’attaquent aux larves d’insectes gallicoles qui causent des galles de diverses formes sur les végétaux.
Comment reconnaître la guêpe Torymus?
Les guêpes Torymus ont une couleur vert ou bleu, avec des reflets métalliques dorés ou bronze, un peu comme la mouche verte de la viande. Elles s’en distinguent toutefois facilement par leur taille beaucoup plus petite. En effet, elles ne mesurent que quelques millimètres alors que la mouche verte de la viande peut atteindre 14 mm. Les Torymus appartiennent d’ailleurs à un ordre différent, celui des hyménoptères, et non des diptères, comme les mouches. Elles ont un corps allongé et la femelle possède un long ovipositeur bien visible pouvant être aussi long que son corps.
Où peut-on observer la guêpe Torymus
On retrouve l’espèce Torymus un peu partout dans le monde. Au Québec, on retrouve plusieurs espèces indigènes associées aux galles produites par des cynips (guêpes à galle) sur les chênes, les rosiers sauvages ou d’autres plantes. On peut donc potentiellement les observer partout où on trouve des arbres ou arbustes porteurs de galles.
Demandez votre évaluation gratuite et sans engagement
Mode de vie : une guêpe discrète
Les Torymus sont des guêpes solitaires qui passent la majorité de leur vie sous forme larvaire à l’intérieur d’une galle formée sur un végétaux. L’adulte émerge seulement au printemps et ne vit que quelques semaines.
Reproduction et développement
Au printemps, les mâles et les femelles émergent des galles où ils se sont développés et transformés en adultes. Après l’accouplement, la femelle part à la recherche d’une galle où loge la larve d’un insecte gallicole. Elle perce la paroi avec son ovipositeur et y dépose un œuf.
La larve qui naît dans la galle se développe aux dépens de son hôte. Elle y reste tout l’hiver, s’en servant comme abri jusqu’au printemps suivant, où elle émerge en adulte.
Habitat et alimentation
On retrouve les Torymus partout où poussent des plantes hôtes d’insectes gallicoles, comme les chênes, les rosiers sauvages et les verges d’or qui sont fréquents dans les jardins et boisés au Québec.
Les adultes se nourrissent uniquement de nectar de fleurs. La larve, quant à elle, se nourrit des tissus de la larve hôte dans la galle où elle est née. C’est un ectoparasite.
Le rôle écologique de la guêpe Torymus
En règle générale, les larves des guêpes Torymus se nourrissent des larves d’autres insectes qui creusent des galles, comme les cynips. Elles fonctionnent comme un régulateur naturel de ces populations indésirables, limitant les dégâts causés aux plantes hôtes sans avoir recours aux pesticides.
La guêpe Torymus et les cynips
Les cynips sont de petites guêpes gallicoles, c’est-à-dire qu’elles forment des galles sur les feuilles, les tiges ou les bourgeons de divers végétaux, dont le chêne et le rosier.
L’exemple le plus connu est celui du cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus), un ravageur asiatique qui affaiblit les châtaigneraies en Europe. Le Torymus sinensis est utilisé pour lutter efficacement contre le cynips du châtaignier au Japon, en Italie et en France. Au Québec, nous ne retrouvons pas de cynips du châtaignier ni de Torymus sinensis. Nos Torymus indigènes s’attaquent toutefois à d’autres types de cynips pouvant endommager les végétaux.
Une exception : le chalcis du pommier au Québec
Comme nous l’avons vu plus tôt, la majorité des guêpes Torymus sont des alliées et certaines sont même utilisées pour la lutte biologique. Mais, il y a une exception : le chalcis du pommier (Torymus varians). Cette petite guêpe s’attaque aux pommiers et est considérée comme un ravageur sporadique au Québec.
Une fois que le fruit a commencé à se développer (la nouaison), la femelle insère ses œufs dans la chair du jeune fruit à l’aide de son ovipositeur. La larve se nourrit ensuite des pépins de la pomme, occasionnant une légère déformation du fruit.
Conseils de l’exterminateur
La présence de guêpes Torymus dans votre jardin est généralement un signe positif pour vos plantes. Les larves luttent naturellement contre celle des insectes gallicoles qui affectent les végétaux.
Si vous remarquez des dommages au jardin (fruits abîmés, galles sur les feuilles, etc.), et que vous suspectez la présence d’un ravageur, n’hésitez pas à demander une évaluation professionnelle auprès d’un exterminateur.
FAQ
La guêpe Torymus est-elle dangereuse pour les humains?
Non, la guêpe Torymus ne représente aucun danger pour les humains. Contrairement à d’autres hyménoptères, elle ne pique pas, ne défend pas de nid et n’a pas de comportements agressifs. En fait, elle n’a pas tendance à s’approcher des humains, puisque son cycle de vie dépend uniquement des galles de son hôte. Sa présence dans votre jardin est plutôt un signe positif pour la santé de vos arbres et arbustes.
Que sont ces galles sur les feuilles?
Les galles sur les feuilles sont des excroissances déclenchées par un intrus, comme la larve d’un insecte, un acarien ou un champignon. En réaction à cette irritation, la plante fabrique un tissu gonflé (la galle). Les larves d’insectes gallicoles s’y abritent. Les guêpes du genre Torymus profitent de cet abri pour y pondre leurs œufs et parasiter ces larves.
Quels insectes gallicoles retrouve-t-on au Québec et quels Torymus s’y attaquent?
Le Québec compte plusieurs insectes gallicoles, dont différentes espèces de cynips qui forment des galles sur les chênes et les rosiers, ainsi que des cécidomyies qui affectent une grande variété de plantes. Chacune de ces espèces peut être la cible d’un ou plusieurs Torymus. Par exemple, le cynips du rosier (Diplolepis rosae) est fréquemment parasité par Torymus bedeguaris.





Laisser un commentaire